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Accompagnement aux problématiques alimentaires


 

Atelier :Accompagnement des problématiques alimentaires

 



Démarche s'appuyant sur les concepts de l'Approche Centrée sur la Personne (A.C.P) et sur le concept de la restriction cognitive du Groupe de Réflexion sur l'Obésité et le Surpoids (G.R.O.S)




Retrouver l'estime de soi
Se regarder avec tendresse
S'accorder un peu de tolérance
Retrouver confiance en soi et pouvoir s'appuyer sur ses référents internes
Travailler l'affirmation de soi



Pour une grande part, nous laissons aux référents extérieurs le pouvoir de décider pour nous:
  • Régimes
  • Choix des aliments
  • Horaires à respecter
  • Autorité de savoir
  • Quantité d'eau à boire. Tout finit par reposer sur des croyances et il n'y a plus que le ciel pour espérer que ça marche.

A bas les régimes yo-yo

Ce qui fait qu'à la "faim", nous sommes souvent seuls avec les sentiments qui naissent des contraintes qu'imposent les régimes:


  • Culpabilité face à ce qui est appelé "un manque de volonté"
  • Perte d'estime de soi
  • Impossibilité de se faire confiance (tu n'y arriveras jamais, on ne peut pas compter sur toi, tu ne feras jamais rien de bon...)
  • Mauvaise image de soi
  • Honte, dégout....


Nous perdons le seul allié sur lequel nous pouvions nous appuyer: nous-mêmes et nous nous retrouvons bien seuls face au vide à combler et à l'impuissance à y résister.

C'est pour accompagner la complexité des processus de "reprise en charge de soi" que je propose une manière d'aborder la problématique alimentaire à partir de la globalité de la personne:


 
  • Se réapproprier son histoire pour y mettre des mots
  • Modifier le regard sur soi
  • S'accorder de la tolérance et de la compréhension
  • Modifier les comportements alimentaires en lien avec leur signifiance affective
  • Réapprendre à se faire confiance en comprenant comment la perte de confiance s'installe en soi
  • Mieux se connaitre

 




Actuellement, je travaille en tant que psychothérapeute au sein de l'association Agape 74 qui réunit 4 intervenants:

  • Un médecin
  • Une diététicienne
  • Une psychomotricienne
  • Et moi-même


Cette association se propose d'offrir un espace de soins pluridisciplinaires à toute personne désireuse:

  • de s'affranchir de ses habitudes alimentaires en situation de souffrance:
    • obésité
    • boulimie
    • compulsion
    • fringale...
  • de modifier sa relation à la nourriture de manière à ne pas répéter les échecs et ne pas subir les conséquences dramatiques des régimes restrictifs.
  • De transformer sa relation au corps.

Au sein de cette association, je propose une démarche participative en lien avec l'expérience de chacun(e) afin de:

  • Décoder ses difficultés émotionnelles
  • Renouer le contact avec ses référents internes (faim, sasiété, plaisir...)
  • Développer ses ressources propres afin de compter sur soi dans les moments difficiles
  • Améliorer la confiance en soi

Les fondamentaux de l'Approche Centrée sur la Personne


Peut-être que le concept fondamental de l'Approche Centrée sur la Personne est la confiance. Il existe dans chaque être humain une force directionnelle constructive vers la réalisation de son potentiel. Autrement dit, il y a une confiance de base dans les individus et les groupes pour définir leurs propres buts et contrôler leur cheminement.

La tendance à l'autoactualisation:

Elle est considérée comme le moteur principal du comportement d'une personne et de la manière dont elle perçoit les expériences auxquelles elle est confrontée. Ainsi, cette tendance entraîne l'organisme humain dans un mouvement d'accomplissement de ses possibilités intrinsèques, autant au niveau physique que psychique, intellectuel ou spirituel. Si l'être humain vit dans des conditions respectant son besoin fondamental d'acceptation positive inconditionelle, il est alors fondamentalement constructif, rationnel et social dans sa quête d'accomplissement, de développement et d'épanouissement. Si par contre ce besoin fondamental n'est pas respecté, alors l'être humain dispose dans une situation donnée de nombreuses formes et méchanismes qui lui permettent de sauvegarder son existence, y compris son estime de soi. Cela peut conduire à des troubles et dysfonctionnements psychiques, des comportements destructifs, irrationnels et asociaux, tous étant considérés comme l'expression d'un blocage de la tendance à l'autoactualisation.

L'hypothèse révolutionnaire de l'Approche Centrée sur la Personne (A.C.P.): "L'individu a en lui des capacités considérables de se comprendre, de changer l'idée qu'il a de lui-même, ses attitudes et sa manière de se conduire ; il peut puiser dans ces ressources pourvu que lui soit assuré un climat d'attitudes psychologiques "facilitatrices" que l'on peut déterminer". Ces trois attitudes sont:


  • L'acceptation et considération positive inconditionnelle de la personne en quête d'aide, de qui et de ce qu'elle est ici et maintenant, de ses sentiments, de ses émotions, de son vécu immédiat, avec ses difficultés et ses caractéristiques particulières.

  • L'empathie centrée sur la personne, c'est-à-dire la capacité d'entrer dans le monde de l'autre et de le comprendre avec justesse (comme si on y était), avec tous ses problèmes et dans toute sa complexité, et de pouvoir communiquer cette compréhension.

  • La congruence,c'est-à-dire une perception de son propre vécu en tant que thérapeute ou praticien/ne en relation d'aide qui est en relation avec la personne en quête d'aide. Cette ouverture implique de l'authenticité de la part du/de la thérapeute ou de la personne aidante, c'est-à-dire la capacité à être soi-même, sans façade professionnelle, en tant que personne, comme transparent à autrui, en contact avec tout ce qui se passe en soi et capable de le communiquer si cela est aidant pour la personne en consultation.


"L'objectif n'est pas de résoudre un problème particulier, mais d'aider l'individu à se développer afin qu'il puisse faire face au problème actuel et à des problèmes ultérieurs d'une façon mieux appropriée."

Carl Rogers


"C'est le client lui-même qui sait ce dont il souffre, dans quelle direction il faut chercher, ce que sont les problèmes cruciaux et les expériences qui ont été profondément refoulés."

Carl Rogers








Le concept de la restriction cognitive du G.R.O.S


La restriction cognitive consiste à nier les sensations de faim et de rassasiement de son organisme.

— La restriction cognitive consiste à manger sans tenir compte des informations que nous fournit notre organisme par le moyen des sensations de faim et de satiété. On mange selon des plans préétablis, dans des quantités préétablies. Ainsi que l’ont montré les travaux de J. Polivy et Herman à partir des années 1975, on ne mange donc plus par faim et on ne s’arrête pas de manger parce qu’on est rassasié, mais on se fie à ses croyances concernant les aliments mangés, le côté plus ou moins "grossissant" qu’on leur prête.
— On ne fait donc plus confiance à son corps et à ses systèmes de régulation. Comme on mange moins afin de maigrir, la faim et l’appétence pour les aliments riches en calories s’en trouve exacerbée, ce qui oblige à une lutte permanente contre ses désirs alimentaires, ce vers quoi nous porte nos goûts.


On se force à manger moins… jusqu'à ce qu'on perde le contrôle et qu'on mange plus !


— On assiste à la mise en place d'un système de contre-régulation: une personne en restriction cognitive mangera moins qu'une autre après avoir mangé une petite quantité d'aliment "grossissant" ; mais si elle dépasse un certain seuil de consommation de cet aliment, elle abandonne alors ses efforts de restriction et mange nettement plus qu'une autre personne dans les mêmes circonstances.
— C'est ce qu'on appelle l'effet de transgression de l'interdit (Abstinence Violation Effect) : une personne qui s'hypercontrôle sur le plan alimentaire bascule dans la perte de contrôle et consomme alors sans limite ce qu'elle s'interdisait auparavant.

On instaure des tabous alimentaires

— Il est de tradition dans la quasi-totalité des régimes, de diaboliser certains aliments dits "grossissants", et d'idéaliser certains autres, qui sont censés faire maigrir ou en tout cas ne pas faire grossir. La tendance aujourd'hui est de s'en prendre aux aliments gras, alors qu'il y a une vingtaine d'année, on interdisait plutôt les aliments sucrés.
— Mais le tabou institué sur certains aliments ne fait que les rendre plus attirants.
— L'institution de tabous alimentaires favorise la perte de contrôle : dès lors qu'on aura consommé une petite quantité d'aliment tabou et qu'on aura transgressé l'interdit qu'on s'était fixé, on mangera sans limite. La règle du "tout ou rien" gouverne l'alimentation.

Restriction et perte de contrôle : deux états de conscience fondamentalement opposés

Faire barrage à ses désirs alimentaires oblige à étouffer ses émotions et sensations, ses pensées personnelles, qui risqueraient de nous détourner de notre effort. Cette coupure avec son monde intérieur va de pair avec un centrage de l'attention sur le monde extérieur et les autres.
— La restriction s'accompagne donc d'un état d'hypervigilance mobilisateur, qu'il n'est pas possible de maintenir en permanence. Les moments de perte de contrôle servent de soupape et permettent de renouer avec un monde de sensations et de plaisirs corporels.
— La consommation des aliments interdits est vécue comme un moment de folie dont on n'est pas véritablement responsable, une parenthèse dans une alimentation par ailleurs sous contrôle.
— L’état mental “incontrôlé” est autant soi que l’état “hypercontrôlé”. Il s’agit en fait du côté pile et du côté face de la même médaille.