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Psycothérapie centrée sur la personne


 

Le poids des déterminismes

 


Deux déterminants majeurs vont influencer la singularité de notre perception :

  • Notre histoire

  • Et notre environnement



Nous sommes le fruit d’une histoire au sein de laquelle des marqueurs identitaires : transgénérationnel, familial, culturel, sociétal, éducatif… ont structuré la personne que nous sommes devenues. L’environnement dans lequel nous évoluons, colore les représentations que nous nous faisons du monde qui nous entoure. La perception qui est la notre de qui nous sommes sera profondément marquée par ces deux réalités incontournables. Nous sommes ce que l’on a fait de nous, sans avoir réellement été acteur du résultat.

 

 

L’arrachement aux déterminismes


 

Un des postulats de la psychothérapie centrée sur la personne c’est que :

 

  • L'homme vit essentiellement dans un monde subjectif et personnel, somme des expériences qui ont jalonné son existence. C’est-à-dire que son monde et celui de son voisin ne sont pas les mêmes, que la manière singulière de ressentir les événements sera différente de son voisin. Nous pouvons dire qu’il existe autant de mondes qu’il existe d’êtres humains.



Un autre postulat de la psychothérapie centrée sur la personne c’est que :

 

  • L’expérience est l'autorité suprême : Ni la Bible, ni le Prophète, ni Freud, ni la Recherche, ni les révélations émanant de Dieu ou des hommes ne sauraient prendre le pas sur mon expérience directe et personnelle..

En un mot, si la personne est conditionnée par son milieu, elle n’est pas entièrement déterminée par lui. La personne qui subit les conditionnements est aussi précisément celle qui peut, par un élargissement de la conscience qu’elle se fait d’elle-même, reprendre le pouvoir sur sa trajectoire de vie et, paradoxalement, c’est au travers de l’émergence d’une souffrance, d’un mal-être que l’élargissement de la conscience peut se poser : je n’arrive plus à fonctionner comme avant. Certes, le manque de confiance qui caractérise la personne en souffrance ne permet pas à celle-ci de regarder la crise comme l’expression d’une volonté d’autonomie et pourtant, son apparition n’est-elle pas l’expression d’un refus de notre organisme à continuer à se soumettre aux exigences du dehors. Il va de soi qu’une aide extérieure est bien souvent nécessaire afin d’enclencher le travail de substitution pour passer de l’ordre du déterminisme à celui du choix et du libre-arbitre.


Ce qui nous amène à un autre postulat de la psychothérapie centrée sur la personne qui est :

 

  • Qu'il existe dans chaque être humain une force directionnelle constructive vers la réalisation de son potentiel.




C'est "le postulat fondamental de notre théorie", écrit Rogers qui définit la tendance actualisante comme le fait que "tout organisme est animé d'une tendance inhérente à développer ses potentialités (...) de manière à favoriser sa conservation et son enrichissement", donc d'assurer un "développement dans le sens de l'autonomie et de l'unité". Mais, de part la dépendance qui caractérise l’être humain durant la petite enfance, cette tendance directionnelle c’est trouvée entravé, dévoyée par les contraintes et les injonctions du dehors : fais pas ci, fais pas ça, fais comme ci, fais comme ça…….

Nous nous sommes construits à partir de ce que l’on nous a dit d’être et nous avons construit le monde qui nous entoure à partir de cette exigence. C’est le dehors qui a servi de référent d’une quête de sens qui ne trouverait ni but ni direction parce que étrangère au but et à la direction que chacun nous nous devons d’expérimenter pour enfin dire : là c’est vraiment moi.

 

 

Redonner à la personne son pouvoir d’être



Le monde qui nous entoure n’est pas un monde qui est déjà là au sein duquel il nous faut nous adapter du mieux possible, cela serait une forme de liberté fort emprisonnante. Ce monde, nous le construisons en même temps qu’il nous construit, il est le fruit de nos représentations et de l’idée que je me fais de moi-même. Le mal-être est souvent l’expression d’une impasse de laquelle nous ne voyons pas d’issue.


Le but d’une thérapie réussie n’est pas de dire à la personne comment faire pour s’en sortir, cela serait prendre le risque d’augmenter la dépendance et de réduire la confiance qu’elle peut s’accorder. Le but d’une thérapie réussie, c’est de permettre à la personne de se découvrir comme digne de confiance, pouvant compter sur elle. Le travail du thérapeute se situant dans cette confiance qu’il reconnait à la personne qu’en à sa capacité à pouvoir résoudre par elle-même ses problèmes personnels. Ni expert, ni spécialiste, le thérapeute est engagé pleinement dans une relation thérapeutique à l’intérieure de laquelle le client fait l’expérience qu’il peut être autrement que ce qu’il s’imagine.